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Le mag de la PS4, PS3 et VITA

Jaquette

Bionic Commando

Editeur : Capcom
Développeur : GRIN
Genre: Action


La série des Bionic Commando ne se présente plus... Depuis sa sortie sur bornes d'arcade en 1987, le jeu est devenu un classique instantanné, et a déchainé d'une horde de fans, qui se sont vus attribuer l'honneur d'une adaptation sur NES l'année suivante, en 1988, ainsi qu'un portage sur Game Boy en 1992. En 1999, la série se poursuit quelque peu avec la sortie de Bionic Commando: Elite Forces sur Game Boy Color. C'est toutefois 10 ans plus tard qu'un nouvel épisode hi-tech et hi-def verra le jour, avec ce Bionic Commando. Quid ?


Dans cette nouvelle mouture, vous incarnez donc à nouveau Nathan Spencer, un soldat bionique à la solde du gouvernement, chargé pour d'obscures raisons de stopper ce qui semble être une attaque terroriste, 10 ans après les évenements de l'épisode paru sur NES. Vous serez donc chargé de traverser des décors apocalyptiques à la poursuite de votre ennemi juré, Groeder, afin de terminer une bonne fois pour toutes ce que vous aviez commencé 10 ans plus tôt et de savoir, enfin, ce qu'il est advenu de votre femme, disparue plusieurs années auparavent.

 

 

La première chose qui frappe quand on lance le jeu, c'est la simplicité des graphismes. Qu'il s'agisse des menus, d'une simplicité à couper le souffle, ou du jeu, l'aspect graphique semble déjà daté et le jeu fait véritablement pâle figure face à un Dead Space ou un Uncharted : Drake's Fortune, pourtant sortis respectivement 1 et 2 ans plus tôt... Les environnements sont peu variés et se ressemblent inmanquablement : ville, grotte, forêt, point barre. Seul le final se démarque un peu, et encore. On va donc avoir la désagréable impression de passer 25 fois au même endroit, une impression renforcée par un gameplay lourd et super répétitif.

 

En gros, vous allez vous balancer d'immeuble en immeuble, à la recherche de points de contrôle gardés par des soldats qu'il vous faudra éliminer afin de pouvoir y accéder. Une fois fait, vous pourrez pirater le terminal afin de désactiver des mines qui vous auraient autrement empêché de progresser... Répétez 47 fois cette manoeuvre et vous aurez terminé le jeu... Sachant qu'à côté de ça, votre personnage est d'une lourdeur affligeante et vous aurez un jeu qui, sans non plus être désagréable à jouer, est malgré tout un poil pénible, d'autant que les développeurs usent et abusent d'artifices afin de rendre le parcours plus linéaire : un peu trop à droite ou à gauche et les radiations vous tueront, laissez vous tomber dans l'eau et vous coulerez inexorablement dans une abysse sans fond...

 

 

Du côté du scénario, c'est très simple mais ça fonctionne plutôt pas mal, malgré un dénouement prévisible et plutôt convenu. Le personnage n'est pas particulièrement sympathique mais on s'y fait aisément, puisqu'il a toutes les raisons d'être énervé. On pourra éventuellement remettre en question ses motivations, puisqu'il ne sert ses anciens patrons, qui l'ont pourtant trahi, que pour obtenir des informations sur sa femme, mais disons que ce genre de jeu n'appelle pas forcément de telles considérations et 99% des joueurs ne chercheront pas si loin et se contenteront bien volontiers de dézinguer du soldat à tour de bras bionique.

 

Le son, sans être mauvais, est pauvre : les ambiances manquent notamment cruellement à l'appel. La ville dévastée n'évoque rien, là où il aurait été possible d'installer une véritable ambiance post-apocalyptique (bruits d'éboulis, silence pesant...). Seuls les doublages sont de bonnes facture et on s'étonnera de la présence au générique de Mike Patton, génial chanteur multi-facettes s'étant illustré dans des groupes mythiques tels que Faith No More, Mr Bungle, Fantomas, Tomahawk et ayant collaboré avec des artistes aussi divers que Björk, Dan The Automator, Rahzel ou The Dillinger Escape Plan. Notons que le monsieur n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il incarnait déjà la créature symbiotique dans le fort sympathique The Darkness, paru en 2007.

 

 

Nous pourrons conclure en disant que Bionic Commando est loin du chef d'oeuvre mais n'en est pas moins un jeu plutôt sympathique, à défaut d'être véritablement agréable à jouer. Les trophées sont plutôt simples et faisables en une seule partie, même s'il sera plutôt conseillé de les faire en deux fois, le mode commando étant véritablement difficile.

L'avis de Kaeron
NOTE
PLAYZINE

6.2
10
Gameplay : 6 - Souvent pénible, très répétitif.
Durée : 7 - Relativement court, très simple en mode normal, le jeu prend un peu de valeur en mode commando.
Son : 6 - Des ambiances sonores plutôt pauvres.
Graphisme : 7 - Des graphismes datés au moment de la sortie et des environnements qui se ressemblent trop...
Scénario : 5 - Un scénario très (trop ?) simpliste dont on sent venir le dénouement à des kilomètres.