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Jaquette

Assassin's Creed : Brotherhood

Editeur : Ubisoft
Développeur : Ubisoft Montréal
Genre: Action / Aventure


Le genre action/aventure, renouvellé avec la série Tomb Raider puis transcendé sur PlayStation 3 par le Nathan Drake de la série Uncharted, trouve un pendant résolument nouveau dès 2007 avec la sortie d'Assassin's Creed, premier du nom. Le jeu, bien que très perfectible, possédait néanmoins l'avantage de proposer une alternative au gameplay plutôt rentre-dedans de ses confrères, en introduisant la notion de furtivité. Ici, inutile de foncer, il vous faudra surtout vous fondre dans la masse, passer inaperçu, à la façon d'un Metal Gear Solid. Quatre ans plus tard, c'est Assassin's Creed : Brotherhood qui pointe le bout de son nez.


Pour ceux qui ne le sauraient pas, Assassin's Creed : Brotherhood est la suite directe d'Assassin's Creed 2, qui nous narrait les aventures d'un jeune playboy florentin, Ezio Auditore Da Firenze. Le jeune homme, coureur de jupons invétéré, voit son petit monde bouleversé lorsque son père est assassiné par les templiers. Il entreprendra dès lors de venger le pater familias coûte que coûte, et découvrira par la même occasion ses origines, son héritage. Dans cette suite, c'est un Ezio adulte, plus calme, plus sage, que nous retrouvons et tant mieux : il faut bien dire que le Ezio du deuxième opus n'était pas grand chose de plus qu'un petit péteux à qui on avait plutôt envie de coller des baffes. Poursuivant sa quête de vengeance, il s'en prendra cette fois-ci à l'ignoble Cesare Borgia, fils du non moins répugnant Rodrigo Borgia, nemesis de notre héros lors du précédent épisode.

 

 

C'est dans Rome que la quasi-intégralité de l'action se situe, exceptions faites des passages lors desquels le joueur pilote Desmond, ainsi que quelques moments dans Monteriggioni. Un aspect qui permet au joueur de moins perdre ses repères que lors d'Assassin's Creed 2, mais qui peut parfois être frustrant, puisque le joueur sera par ailleurs amené à "visiter" virtuellement d'autres lieux. "Virtuellement ?", me direz-vous en haussant un sourcil invertain. Eh bien oui, car le jeu introduit quelques nouvelles fonctionnalités fort appréciables, parmi lesquelles la possibilité d'entraîner votre petite "flotte" d'assassins qui pourront, au choix, vous aider lors de missions délicates ou que vous pourrez donc envoyer en mission dans toute l'Europe. Vous lorgnerez du coup fortement sur des villes aussi prestigieuses que Paris, sans jamais les voir... Frustant, isn't it ?

 

 

Heureusement, le jeu n'apporte pas que cette nouveauté et vous pourrez : nouvelles armes, nouveaux moments de jeu lors desquels vous serez amenés à piloter des machines inventées par votre ami Léonardo Da Vinci, objectifs à atteindre sur chaque mission, entraînements, gestion de combos lors des combats... la liste des petites nouveautés est nombreuse et bienvenue, car le jeu y gagne véritablement en valeur. Malheureusement, le gameplay est toujours aussi lourd que sur le jeu précédent et votre personnage, bien que fort agile, n'en fera toujours qu'à sa tête pour peu que vous décidiez d'aller un peu trop vite : frôlez un mur en courant, et Ezio décidera de l'escalader ; jaugez mal un saut, et vous manquerez bien souvent votre cible pour vous écraser plusieurs mètres plus bas... Un peu dommage quand on sait que l'on passe le plus clair de son temps à escalader, sauter, poursuivre sa cible...

 

Du côté des nouveautés non-négligeables, notons la présence d'un mode multijoueurs plutôt bien fait, lors duquel vous serez amenés à affronter d'autres joueurs en seul à seul ou en coopération. Rien de bien nouveau en soi, si ce n'est que le principe de ce multijoueur repose sur le principe d'évasion/poursuite du jeu, le côté infiltration inclus. Un mode qui, s'il n'est en rien indispensable, prolongera la durée de vie déjà relativement importante du mode solo. On pourra toutefois reprocher aux éditeurs une volonté quelque peu pénible et redondante d'imposer aux joueurs désireux d'obtenir le trophée platine un mode en ligne qui n'a d'intérêt que pour les inconditionnels du multijoueur. Vous passerez donc de longues heures de jeu à essayer de débloquer quelques trophées... Heureusement, ce mode fonctionne bien et vous ne souffrirez pas de la qualité des serveurs d'Ubisoft.

 

 

Malgré ses menus défauts, Assassin's Creed : Brotherhood n'en est pas moins un excellent jeu et conclut admirablement l'histoire d'Ezio, tout en dévoilant plus d'informations sur le personnage de Desmond, notamment lors d'un final quelque peu abscons mais qui trouvera très probablement une explication dans le prochain épisode de la franchise, prévu pour le moment pour la fin de l'année 2011. Techniquement, le jeu est tout ce qu'il y a de plus correct et propose de belles ambiances. Les bugs sont rares et globalement, le jeu ne souffre d'aucun défaut majeur. On attend donc le troisième (ou quatrième, je suis paumé...) jeu avec une grand impatience !

L'avis de Kaeron
NOTE
PLAYZINE

8
10
Gameplay : 7 - De grosses lourdeurs, comme sur le précédent opus, mais le jeu a su se renouveller.
Durée : 9 - Très, très convenable pour un jeu du genre !
Son : 8 - On appréciera la qualité des dialogues et des bruits de fonds plutôt travaillés.
Graphisme : 8 - Plutôt beau et détaillé, même si quelques menus défauts subsistent...
Scénario : 8 - Rien à redire, la folie vengeresse d'Ezio Auditore reste une histoire que l'on suit avec plaisir !